L'InVS (Institut de Veille Sanitaire) fait, pour la première fois, une étude épidémiologique,
appelée SAMOTRACE, sur les risques psychosociaux dans un large éventail de professions. A terme, cette étude à pour but la mise en place "d'un système de surveillance de la santé mentale au
travail".
Quelques constats sont déjà extraits de ce programme de recherche. En effet, le mal-être des salariés est une réalité dans certains secteurs économiques tels que les activités financières qui
concentrent une proportion anormalement élevée de travailleurs en situation de souffrance.
Les premiers résultats de SAMOTRACE confirment l'importance des "symptômes dépressifs et anxieux" que les médecins du travail présentaient ou avaient décelé de façon éparse dans des secteurs
comme les banques. Or, ceux-ci, jusqu'à une période récente, semblaient causer moins de problèmes de santé par rapport à ceux connus pour leurs pénibilités physiques (construction, industrie,
etc...).
Autre enseignement à relever : la souffrance mentale affecte plus les femmes que les hommes (37% d'un côté contre 24% de l'autre). Même chose pour les mauvais traitements : 5% des salariées
interrogées confient avoir été victimes des violences physiques (contre 3,2% pour les hommes); un peu plus de 16% d'entre elles ont essuyé des humiliations ou des menaces (11,6% chez les
hommes).
A l'inverse, la consommation excessive d'alcool est un phénomène essentiellement masculin. Il est très marqué parmi les salariés du monde de la finance (16,4%). De même, les hommes sont
proportionnellement un peu plus nombreux que les femmes à soutenir qu'ils travaillent "d'une façon heurtant leur conscience professionnelle" (14,3% contre 12%).
SAMOTRACE apporte aussi des éléments de réponse sur les causes profondes de ce mal-être. Ainsi, les femmes qui ressentent un décalage entre leur investissement dans le travail et les
gratifications obtenues en retour sont trois fois plus nombreuses que les autres à déclarer un trouble psychique. Les résultats exprimés démontrent bien que les troubles de santé mentale sont
intimement liés à l'organisation du travail et au mode de management.
FO LCL
a écrit à la Direction en date du 26 Mai 2009 pour revendiquer l'ouverture de négociations sur le stress au travail. A ce jour, nous sommes toujours dans l'attente
d'une réponse de celle-ci. Et si vous,vous vous trouvez dans une situation de mal-être, n'attendez pas qu'elle se dégrade d'avantage, contactez-nous, nous sommes là pour vous
aider.


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