Cette histoire commence par une phrase surprenante :
"suis-je donc morte à présent?" Cette question, c'est Anne Green qui la pose, une adolescente
qui vient d'être pendue haut et court en Angleterre, en l'an 1650, après avoir été accusée (à tort) d'infanticide.
Après sa pendaison, son corps est donné à la science afin d'être disséqué, et les étudiants, à leur plus grande stupeur, vont y percevoir des signes de vie...
L'auteur nous fait découvrir en parallèle les faits qui ont amené cette pauvre et naïve jeune-fille au gibet, en nous faisant pénétrer dans son esprit qui semble être devenu prisonnier de son
corps inerte, ainsi qu'une partie de l'histoire de l'un des étudiants en médecine.
A travers ce récit, on découvre en partie le portrait d'une Angleterre du XVIIème siècle, intransigeante envers les femmes (surtout celles qui étaient célibataires et démunies) dont le bébé était
mort à la naissance ou peu de temps après. Pour elles c'était l'accusation d'infanticide qui leur tombait dessus.
Exit les fausses couches ou la mort prématurée des nourrissons, la sentence était souvent sans appel pour ces pauvres jeunes femmes laissées pour compte et sans aucune défense devant un
tribunal.
"- Ce sont toujours les pauvres gens
qu'on découpe en morceaux, poursuivit-elle, avant même que Robert ne parvienne à articuler un seul mot. Les nobles ne se font pas étriper, eux ! Y
commettent jamais de meurtres ces gens-là ? Ça m'étonnerait !"
Les principaux faits de ce récit sont véridiques, le reste (dialogues et réflexions) est romancé par Mary Hooper.
L'auteur nous apprend à la fin du livre, qu'Anne Green a vraiment existé et réchappé de sa pendaison et qu'après s'être remis de ses épreuves elle devint célèbre, eu 3 enfants et mourut en 1665.
Quant aux 4 médecins qui prirent part à la dissection, ils connurent apparemment la renommée.
N'hésitez pas, lisez le ...



